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Guide des droits et des démarches administratives
Arrêt maladie d'un fonctionnaire : congé de maladie ordinaire (CMO)Fiche pratique
Si vous êtes dans l'impossibilité d'exercer vos fonctions en cas de maladie ou suite à un accident, vous devez transmettre un arrêt de travail à votre employeur. Vous avez droit à des congés de maladie ordinaire (CMO). Pendant ces congés, vous percevez tout ou partie de votre rémunération, sous réserve du respect de certaines conditions.
Vous pouvez être placé en congé pour maladie ordinaire (CMO) lorsqu'un médecin, un dentiste ou une sage-femme vous prescrit un arrêt de travail.
Vous devez adresser à votre administration les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrêt de travail dans les 48 heures suivant son établissement. Toutefois, ce délai d'envoi peut être dépassé si vous justifiez :
-
soit d'une hospitalisation,
-
soit de l'impossibilité de transmettre l'avis dans ce délai (vous disposez alors de 8 jours suivant l'établissement de l'avis pour vous justifier).
Vous conservez le volet n°1.
Cet avis indique la durée probable de l'incapacité de travail.
En cas de non respect du délai de 48 heures, votre employeur vous informe du retard par courrier. Celui-ci précise également que vous risquez une réduction de votre rémunération égale à 50 % en cas de nouvel envoi au-delà du délai dans les 24 mois suivant l'établissement du premier arrêt de travail. La réduction de la rémunération s'applique sur le traitement indiciaire brut dû pour la période comprise entre la date d'établissement de l'avis d'interruption de travail et sa date d'envoi. Les primes et indemnités sont également réduites de 50 %, sauf exceptions (supplément familial de traitement, avantages en nature, prise en charge partielle des frais de transport domicile-travail, etc.).
La durée de vos droits à CMO peut atteindre 1 an maximum.
Vous percevez votre traitement indiciaire en intégralité pendant 3 mois (consécutifs ou fractionnés).
Pendant les 9 mois suivants, le traitement indiciaire est réduit de moitié.
En cas de congé maladie fractionné, le calcul des droits à plein traitement (90 jours) prend en compte la durée des congés de maladie ordinaire obtenus au cours des 12 mois précédant le nouvel arrêt maladie.
Exemple : pour un arrêt de travail débutant le 15 octobre d'une année donnée, l'administration comptabilise les jours calendaires où vous avez déjà été en congé maladie ordinaire depuis le 14 octobre de l'année N-1. Si vous n'avez pas été en congé maladie ordinaire, vous êtes payé à plein traitement. Si vous avez déjà été en congé maladie pendant 90 jours, vous serez payé à demi-traitement.
À savoir
lorsque le montant du demi-traitement est inférieur au montant des indemnités journalières de la sécurité sociale, vous avez droit à une indemnité différentielle.Traitement indiciaire |
Indemnité de résidence (IR) |
Supplément familial de traitement (SFT) |
Nouvelle bonification indiciaire (NBI) |
Primes et indemnités |
|
|---|---|---|---|---|---|
|
Fonction publique d'État |
50 % |
100 % |
100 % |
50 % |
50 % |
|
Fonction publique territoriale |
50 % |
100 % |
100 % |
50 % |
Les conditions de suspension ou de maintien des primes et indemnités sont fixées par délibération de la collectivité territoriale. |
|
Fonction publique hospitalière |
50 % |
100 % |
100 % |
50 % |
Aucune disposition ne fixe les règles de maintien ou de suspension des primes et indemnités. |
Le temps passé en CMO est pris en compte pour l'avancement à l'ancienneté et le droit à la retraite.
À noter
au-delà d'une certaine durée, les congés de maladie prolongent la durée de stage.En arrêt maladie, vous êtes soumis à diverses obligations :
-
vous soumettre aux prescriptions et aux visites que votre état de santé nécessite,
-
vous soumettre aux visites de contrôle demandées par votre administration ou le comité médical,
-
cesser tout travail,
-
informer votre administration de tout changement de résidence.
Le non-respect de ces obligations peut entraîner l'interruption du versement de la rémunération, la perte du bénéfice du congé de maladie, une injonction de reprendre le travail.
En fonction de la durée du congé, votre reprise de fonctions peut être soumise à conditions : examen par un médecin agréé et avis du comité médical.
Vous reprenez vos fonctions sans avoir fait vérifier votre aptitude à les exercer.
La prolongation du congé est soumise à l'avis du comité médical. Le congé peut être prolongé de 6 mois maximum.
Le comité médical doit donner son avis sur votre reprise.
-
soit mis en disponibilité d'office,
-
soit reclassé dans un autre emploi,
-
soit reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi et admis à la retraite pour invalidité (après avis de la commission de réforme).
Voir aussi
Question ? Réponse !
- Le jour de carence pour maladie existe-t-il encore ?
- En quoi consiste l'indemnité différentielle ?
- Un fonctionnaire peut-il bénéficier d'un temps partiel thérapeutique ?
- Maladie ou inaptitude d'un fonctionnaire stagiaire : quelles conséquences ?
- Un agent public perd-il ses droits à RTT en congé maladie ?
Services en ligne et formulaires
Références
-
Loi n°84-16 du 11 janvier 1984 relative au statut de la fonction publique de l'État (FPE)
Articles 34-2°, 34 bis -
Loi n°84-53 du 26 janvier 1984 relative au statut de la fonction publique territoriale (FPT)
Articles 57-2° et 4° bis -
Loi n°86-33 du 9 janvier 1986 relative au statut de la fonction publique hospitalière (FPH)
Articles 41-2° et 41-1 -
Décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif aux médecins agréés, aux comités médicaux et commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des fonctionnaires
Articles 24 à 27 -
Décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux
Articles 14 à 17 -
Décret n°88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière (FPH)
Articles 14 à 17 -
Décret n°93-522 du 26 mars 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la fonction publique de l'État (FPE)
Article 2 -
Décret n°93-863 du 18 juin 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la fonction publique territoriale (FPT)
Article 2 -
Décret n°94-139 du 14 février 1994 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la fonction publique hospitalière (FPH)
Article 2 -
Décret n°94-874 du 7 octobre 1994 relatif aux stagiaires dans la fonction publique d'État (FPE)
Article 24 - Décret n°2010-997 du 26 août 2010 relatif au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l'État dans certaines situations de congés
- Circulaire du 30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'État contre les risques de maladie et d'accidents de service
- Circulaire du 24 juillet 2003 concernant le traitement des certificats médicaux d'arrêt de travail pour maladie des fonctionnaires
- Circulaire du 22 mars 2011 relative au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l'État dans certaines situations de congés
- Circulaire du 20 avril 2015 relative au délai de transmission des arrêts de maladie des fonctionnaires de la fonction publique de l'État
