Avertissement : impossible de se connecter à service-public.fr
Les données affichées sont susceptibles de ne pas être à jour. : HTTP/1.0 410 - F2295.xml
Guide des droits et des démarches administratives
Congé ou temps partiel pour création ou reprise d'entrepriseFiche pratique
Le salarié qui envisage de créer ou de reprendre une entreprise peut, sous conditions, soit prendre un congé pour création ou reprise d'entreprise, soit bénéficier d'une période de travail à temps partiel.
Départ en congé
Tout salarié peut bénéficier d'un congé pour création ou reprise d'entreprise, s'il justifie de 24 mois d'ancienneté, consécutifs ou non, dans l'entreprise et, si nécessaire, dans les autres entreprises du groupe. Toutefois, l'ancienneté requise peut être différente si elle est déterminée par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
L'ancienneté est appréciée à partir de la date de début du congé.
Le salarié choisit la durée du congé qu'il souhaite, dans la limite d'une durée maximale, fixée :
-
soit à la durée maximale déterminée par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche),
-
soit, en l'absence de convention ou accord applicable dans l'entreprise, à 1 an.
Elle peut être prolongée au plus d'une année supplémentaire.
Le salarié informe l'employeur de la date à laquelle il souhaite partir en congé pour création ou reprise d'entreprise et de la durée envisagée de ce congé. Les conditions et délais d'information sont déterminés par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
En l'absence de convention ou d'accord applicable, le salarié adresse sa demande à son employeur par tout moyen permettant de justifier de la date de la demande (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple). Sa demande est adressée à l'employeur au moins 2 mois avant la date de départ en congé envisagée.
Le salarié peut demander à bénéficier d'une prolongation de son congé pour création ou reprise d'entreprise. Les conditions et délais de la demande de prolongation sont déterminés par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
En l'absence de convention ou d'accord applicable, le salarié adresse sa demande de prolongation à l'employeur par tout moyen permettant de justifier de la date de la demande (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple). Sa demande est adressée à l'employeur au moins 2 mois avant la date du terme du congé en cours.
L'employeur informe le salarié :
-
soit de son accord sur la date de départ choisie par le salarié,
-
soit du report de cette date,
-
soit du refus de lui accorder le congé.
-
soit pendant 6 mois au maximum à compter de la date de la demande du salarié,
-
soit pour limiter le nombre d'absences simultanées dans l'entreprise à la fois au titre du congé sabbatique et du congé pour création ou reprise d'entreprise.
-
si le salarié ne remplit pas les conditions ouvrant droit au congé (ancienneté insuffisante, demande de départ en congé dans un délai trop court...),
-
si l'employeur estime, après avis du comité d'entreprise (CE) ou, à défaut, des délégués du personnel (DP), que le départ en congé aura des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l'entreprise,
-
si le salarié demande ce congé moins de 3 ans après une précédente création ou reprise d'entreprise ou après le début de l'exercice de précédentes responsabilités de direction au sein d'une entreprise répondant aux critères de jeune entreprise innovante (JEI).
Le congé pour création ou reprise d'entreprise n'est pas rémunéré (sauf dispositions conventionnelles, contractuelles ou usage contraire).
Le salarié qui prend un congé pour création ou reprise d'entreprise bénéficie d'un report de ses congés payés non pris. Les conditions de ce report sont fixées par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
En l'absence de convention ou d'accord applicable, le salarié peut reporter les congés acquis à partir de la 5e semaine, jusqu'au départ en congé. Ces congés peuvent être cumulés pendant 6 ans au maximum. Une indemnité compensatrice correspondant au total des jours de congés cumulés sera versée au salarié lors du départ en congé.
Passage à temps partiel
Tout salarié peut bénéficier d'une période de travail à temps partiel pour création ou reprise d'entreprise, s'il justifie de 24 mois d'ancienneté, consécutifs ou non, dans l'entreprise et, si nécessaire, dans les autres entreprises du groupe. Toutefois, l'ancienneté requise peut être différente si elle est déterminée par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
L'ancienneté est appréciée à partir de la date de début du temps partiel.
Le salarié choisit la durée pendant laquelle il souhaite bénéficier d'une période de travail à temps partiel pour création ou reprise d'entreprise, dans la limite d'une durée maximale, fixée :
-
soit à la durée déterminée par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche),
-
soit, en l'absence de convention ou accord applicable dans l'entreprise, à 1 an.
Elle peut être prolongée au plus d'une année supplémentaire.
Le salarié informe l'employeur :
-
de la date de début de la période de travail à temps partiel,
-
de l'amplitude de la réduction souhaitée de son temps de travail,
-
et de la durée envisagée du temps partiel.
Les conditions et délais d'information sont déterminés par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
En l'absence de convention ou d'accord applicable, le salarié adresse sa demande à son employeur par tout moyen permettant de justifier de la date de demande de temps partiel (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple). Sa demande est adressée à l'employeur au moins 2 mois avant la date envisagée du début du temps partiel.
Le salarié peut demander à bénéficier d'une prolongation de son temps partiel pour création ou reprise d'entreprise. Les conditions et délais de la demande de prolongation sont déterminés par convention ou accord collectif d'entreprise (ou, à défaut, par convention ou accord de branche).
En l'absence de convention ou d'accord applicable, le salarié adresse sa demande de prolongation à l'employeur par tout moyen permettant de justifier de la date de demande de temps partiel (lettre ou courrier électronique recommandé, par exemple). Sa demande est adressée à l'employeur au moins 2 mois avant la date du terme du temps partiel en cours.
L'employeur informe le salarié :
-
soit de son accord sur la date de départ choisie par le salarié,
-
soit du report de cette date,
-
soit du refus de lui accorder le congé.
-
soit pendant 6 mois au maximum à compter de la date de la demande du salarié,
-
soit pour éviter de porter le nombre de salariés employés simultanément à temps partiel pour création ou reprise d'entreprise à un niveau excessif par rapport à l'effectif total de l'entreprise.
-
si le salarié ne remplit pas les conditions ouvrant droit au temps partiel (ancienneté insuffisante, demande dans un délai trop court...),
-
si l'employeur estime, après avis du comité d'entreprise (CE) ou, à défaut, des délégués du personnel (DP), que le passage à temps partiel aura des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l'entreprise,
-
si le salarié demande ce temps partiel moins de 3 ans après une précédente création ou reprise d'entreprise ou après le début de l'exercice de précédentes responsabilités de direction au sein d'une entreprise répondant aux critères de jeune entreprise innovante (JEI).
Lors du passage à temps partiel, un avenant au contrat de travail fixe la durée de cette période. Toute prolongation de la période de travail à temps partiel, à la demande du salarié, donne lieu à la signature d'un nouvel avenant.
Le salarié est rémunéré en proportion de son temps de travail (sauf dispositions conventionnelles, contractuelles ou usage contraire).
Pour en savoir plus
- Création d'entrepriseService-public.fr
Références
-
Code du travail : articles L3142-105 à L3142-116
Conditions, durée, demande du salarié, réponse de l'employeur, situation du salarié, au terme du congé ou du temps partiel (ordre public) -
Code du travail : articles L3142-117 et L3142-118
Conditions, durée, demande du salarié, réponse de l'employeur, situation du salarié, au terme du congé ou du temps partiel (champ de la négociation collective)) -
Code du travail : articles L3142-119 à L3142-124
Conditions, durée, demande du salarié, réponse de l'employeur, situation du salarié, au terme du congé ou du temps partiel (dispositions supplétives) -
Code du travail : articles D3142-65 à D3142-72
Demande du salarié, réponse de l'employeur, au terme du congé ou du temps partiel (ordre public) -
Code du travail : articles D3142-73 à D3142-76
Demande du salarié, réponse de l'employeur, au terme du congé ou du temps partiel (dispositions supplétives)
