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Guide des droits et des démarches administratives

Licenciement économique : information et consultation obligatoires
Fiche pratique

Modifications des règles relatives au licenciement pour motif économique - 28.09.2017

L'ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail modifie les règles applicables en matière de licenciement pour motif économique, notamment en ce qui concerne la définition du périmètre d'appréciation de la cause économique, les obligations de reclassement et les critères d'ordre des licenciements.

Un décret d'application reste à paraître.

Cette page sera mise à jour dès la publication de ce texte.

Avant tout licenciement économique collectif, l'employeur doit consulter les représentants du personnel sur les raisons et les conditions des licenciements. Il doit également informer la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) des licenciements envisagés et prononcés, dans des conditions qui varient en fonction du nombre de licenciements envisagés. Le non respect de ces obligations ouvre droit à indemnisation.

Lorsque l'employeur envisage le licenciement pour motif économique d'au moins 2 salariés, il est tenu de consulter le comité d'entreprise (CE) ou, lorsqu'il n'existe pas dans l'entreprise, les délégués du personnel (DP). Cette consultation n'est pas obligatoire en cas de licenciement économique d'un seul salarié.

La consultation permet d'apporter au CE, ou à défaut aux DP, tous renseignements utiles relatives au projet de licenciement collectif (raisons économiques, nombre de licenciements envisagés, catégories professionnelles concernées, critères d'ordre des licenciements, calendrier prévisionnel...).

La consultation est effectuée durant diverses réunions, dont la tenue est obligatoire. Ces réunions permettent au CE ou, à défaut, aux DP de donner leur avis et suggestions sur la mise en œuvre du projet de licenciement économique.

Les obligations d'information varient selon que l'employeur envisage le licenciement, sur une période de 30 jours, de 10 salariés minimum ou de moins de 10 salariés.

L'employeur doit notifier, par lettre recommandée, le projet de licenciement à la Direccte. Elle est adressée au plus tôt le lendemain de la 1re réunion des représentants du personnel. Les informations adressées aux représentants du personnel sont communiquées simultanément à la Direccte. L'employeur est également tenu d'informer la Direccte lorsque le CE recourt à l'assistance d'un expert-comptable.
L'employeur doit notifier, par lettre recommandée, le projet de licenciement à la Direccte. Elle est adressée au plus tôt le lendemain de la 1re réunion des représentants du personnel. Les informations adressées aux représentants du personnel sont communiquées simultanément à la Direccte. Lorsque l'entreprise est dépourvue de CE ou de DP, elle doit communiquer à la Direccte, en même temps que la notification du projet de licenciement, les éléments suivants :
  • les informations destinées aux représentants du personnel,

  • le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) (qui doit être porté à la connaissance des salariés par tout moyen sur les lieux de travail).

L'employeur est également tenu d'informer la Direccte lorsque le CE recourt à l'assistance d'un expert-comptable.
L'employeur est tenu d'informer par écrit la Direccte du ou des licenciements prononcés dans les 8 jours suivant l'envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés.

Le non respect des procédures de consultation des représentants du personnel et d'information de la Direccte peut entraîner un préjudice pour le salarié. Si c'est le cas, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour demander le versement d'une indemnité, dont le montant est calculé en fonction du préjudice subi.

Références

Modifié le 03/11/2016 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
source www.service-public.fr