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Guide des droits et des démarches administratives
Logement du secteur privé : montant du loyerFiche pratique
Encadrement des loyers à Lille : annulation par le tribunal administratif - 20.10.2017
Le 17 octobre 2017, le tribunal administratif a annulé l'arrêté du préfet du Nord qui a mis en place l'encadrement des loyers dans la commune de Lille .
Cette page est en cours de mise à jour.
Le loyer est en principe librement fixé par le propriétaire. Toutefois, dans certaines communes situées en zone tendue, le loyer est encadré et ne peut dépasser certains plafonds. Paris et Lille font l'objet de règles spécifiques.
Commune soumise à l'encadrement des loyers
Dans les communes situées en zone tendue, les loyers des logements vides ou meublés sont encadrés.
Les communes de Paris et de Lille (et Hellemmes, Lomme) font l'objet d'une procédure spécifique.
Les règles de fixation du loyer diffèrent selon que le logement est mis en location pour la 1ere fois, remis en location après avoir été inoccupé, ou si le bail est renouvelé.
Ne sont toutefois pas concernés par l'encadrement des loyers : les logements conventionnés par l'Anah, les logements soumis à la loi de 1948, les logements HLM, les locations de tourisme et les sous-location.
Le loyer est librement fixé par le propriétaire.
Ce loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
Le loyer d'un logement remis sur le marché après moins de 18 mois de vacance peut être augmenté sous réserve de respecter certaines limites :
-
augmentation limitée à l'indice de référence des loyers (IRL), lorsqu'il n'y a pas eu de travaux effectués après le départ du dernier locataire et si le niveau de loyer autrefois appliqué n'est pas sous-évalué,
-
ou augmentation spécifique après certains travaux,
-
ou augmentation spécifique en cas de loyer sous-évalué.
S'il n'y a pas eu de travaux effectués après le départ du précédant locataire et lorsque le niveau de loyer autrefois appliqué n'est pas sous-évalué, le montant du nouveau loyer est limité :
-
au dernier loyer appliqué au précédent locataire si une révision est intervenue au cours des 12 derniers mois,
-
à la variation de l'IRL publié à la date de signature du nouveau bail si aucune révision n'est intervenue au cours des 12 derniers mois.
Dans le cas contraire, le locataire peut contester le loyer :
-
en adressant un courrier avec accusé de réception au propriétaire (étape préalable à la saisine du juge),
-
puis, en cas d'échec, en saisissant la commission départementale de conciliation dont dépend le logement (procédure gratuite et obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge),
-
puis, en cas d'échec, devant le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement (le recours à un avocat n'est pas obligatoire).
À noter
le montant du loyer acquitté par le dernier locataire doit figurer au sein du contrat de location.Le loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
Le nouveau loyer peut être fixé au-delà de la variation de l'IRL si le bailleur a financé des travaux :
-
d'amélioration (hors travaux d'économie d'énergie ayant donné lieu à une majoration de loyer pour réduction de charges),
-
ou de mise aux normes de décence du logement loué.
Ces travaux doivent avoir été réalisés depuis le départ du dernier locataire, et leur coût doit couvrir au moins 50% de la dernière année de loyer (hors charge).
Si ces conditions sont respectées, le loyer annuel pratiqué avec le précédant locataire peut être augmenté de 15% du montant des travaux TTC.
Dans le cas contraire, le locataire peut contester le loyer :
-
en adressant un courrier avec accusé de réception au propriétaire (étape préalable à la saisine du juge),
-
puis, en cas d'échec, en saisissant la commission départementale de conciliation dont dépend le logement (procédure gratuite et obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge),
-
puis, en cas d'échec, devant le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement (le recours à un avocat n'est pas obligatoire).
À savoir
le loyer d'un logement qui a fait l'objet de travaux d'amélioration depuis moins de 6 mois et dont le coût est égal au moins à la dernière année de loyer peut être librement réévalué au moment de sa remise sur le marché.Le loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
Il est possible d'estimer la sous-évaluation d'un loyer à partir de loyers habituellement constatés pour des logements comparables situés dans la même zone géographique.
Si le loyer pratiqué avec l'ancien locataire était sous-évalué, la hausse du nouveau loyer ne doit pas excéder 50% de la différence entre :
-
le montant d'un loyer déterminé par référence aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables,
-
et le dernier loyer appliqué au précédent locataire, éventuellement révisé sur l'IRL si cela n'a pas été fait dans les 12 derniers mois.
Dans le cas contraire, le locataire peut contester le loyer :
-
en adressant un courrier avec accusé de réception au propriétaire (étape préalable à la saisine du juge),
-
puis, en cas d'échec, en saisissant la commission départementale de conciliation dont dépend le logement (procédure gratuite et obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge),
-
puis, en cas d'échec, devant le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement (le recours à un avocat n'est pas obligatoire).
Le loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
Le loyer est librement fixé par le propriétaire.
Ce loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
Si le loyer est manifestement sous-évalué, le bailleur peut proposer au locataire un nouveau loyer, en respectant une procédure précise.
Autre commune
Dans une commune non soumise à l'encadrement des loyers, les règles de fixation du loyer d'un logement vide ou meublé diffèrent à la mise ou remise en location du logement (nouveau locataire) et au renouvellement du bail (même locataire).
Les loyers des logements soumis à la loi de 1948 ou conventionnés Anah font l'objet de plafonds spécifiques.
Le bailleur peut fixer librement le montant du loyer qu'il souhaite appliquer, qu'il s'agisse d'un logement vide ou meublé.
Ce loyer peut ensuite être révisé chaque année à la date anniversaire du bail.
À savoir
si le logement loué est d'une surface inférieure ou égale à 14 m², le bailleur peut dans certains cas être redevable de la taxe annuelle sur les loyers élevés.Si le loyer est manifestement sous-évalué, le bailleur peut proposer au locataire un nouveau loyer, en respectant une procédure précise.
Voir aussi
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Où s'adresser ?
Références
-
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs : article 17
Fixation du loyer -
Décret n° 2017-1198 du 27 juillet 2017 relatif à l'évolution de certains loyers d'août 2017 à juillet 2018
Logement inoccupés durant moins de 18 mois -
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs : article 18
Contestation du loyer : article 18 alinéa 3 -
Décret n°2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants
Liste des communes concernées par l'encadrement des loyers (accès en annexe)
