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Guide des droits et des démarches administratives
Préjudice médical : saisir le tribunalFiche pratique
La possibilité d'utiliser la procédure de règlement amiable pour un préjudice en matière de santé ne prive pas la victime d'un recours au tribunal. Selon la nature de l'établissement (public ou privé), le juge administratif ou le juge civil sera compétent. En cas de faute grave, la victime peut saisir le tribunal pénal.
Établissement public de santé
Ce sont notamment :
-
les centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU) ;
-
les centres hospitaliers (CH) ;
-
les centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie ;
-
les hôpitaux d'instruction des armées (HIA).
Sont concernés les actes de soins, de diagnostic ou de prévention.
Sont également visées :
-
les demandes d'indemnisation formées devant l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) ;
-
les affections iatrogènes ;
-
les infections nosocomiales.
À noter
votre droit d'engager des poursuites administratives s'éteint 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage.Avant de porter l'affaire devant un tribunal, il faut tout d'abord adresser une demande d'indemnisation au directeur de l'hôpital par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle relate les circonstances de l'intervention médicale et le préjudice subi.
Si l'établissement public répond négativement, le tribunal administratif doit être saisi par courrier dans les 2 mois qui suivent cette réponse négative.
L'assistance d'un avocat est généralement obligatoire.
Si l'établissement public ne répond pas, le tribunal administratif doit être saisi par courrier dans un délai de 2 mois à compter de ce refus implicite.
L'assistance d'un avocat est généralement obligatoire.
En cas de faute ayant entraîné blessures ou décès du patient, il est possible de porter plainte devant le Procureur de la République et de se porter partie civile devant le tribunal correctionnel. L'acte médical de la personne ou de l'établissement (public ou privé) mis en cause doit présenter une gravité : tromperie, exercice illégal de la médecine, blessure ou homicide involontaire, ...
À noter
cette démarche a pour but de demander la condamnation pénale du praticien ou de l'établissement de santé.Pour un délit, le délai pour saisir les juridictions pénales est de 6 ans à compter de l'acte médical en cause. Le point de départ du délai peut cependant être repoussé à la date du décès de la victime, par exemple.
Établissement privé de santé
Ce sont notamment :
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les établissements de santé privés à but non lucratif ;
-
les centres de lutte contre le cancer ;
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les établissements à but lucratif (cliniques).
Sont concernés les actes de soins, de diagnostic ou de prévention.
Sont également visées :
-
les demandes d'indemnisation formées devant l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) ;
-
les affections iatrogènes ;
-
les infections nosocomiales.
À noter
votre droit d'engager des poursuites judiciaires s'éteint 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage.Dans ce cas, le tribunal d'instance est compétent pour les demandes de dommages-intérêts inférieures à 10 000 €. Au-delà, l'affaire doit être portée devant le tribunal de grande instance.
En cas de faute ayant entraîné blessures ou décès du patient, il est possible de porter plainte devant le Procureur de la République et de se porter partie civile devant le tribunal correctionnel. L'acte médical de la personne ou de l'établissement (public ou privé) mis en cause doit présenter une gravité : tromperie, exercice illégal de la médecine, blessure ou homicide involontaire, ...
À noter
cette démarche a pour but de demander la condamnation pénale du praticien ou de l'établissement de santé.Pour un délit, le délai pour saisir les juridictions pénales est de 6 ans à compter de l'acte médical en cause. Le point de départ du délai peut cependant être repoussé à la date du décès de la victime, par exemple.
Pour en savoir plus
- Présentation des établissements de santé privésFédération hospitalière de France
- Présentation des établissements publics de santéFédération hospitalière de France
- Défenseur des droits (usagers) : votre santé, vos droitsDéfenseur des droits
- Les voies de recours en cas de dommages liés aux soinsDéfenseur des droits
Références
-
Code de la santé publique : article L1142-28
Prescription en matière de responsabilité médicale -
Code des relations entre le public et l'administration : articles L231-4 et L231-5
Exception au silence gardé vaut acceptation (article L231-4) -
Code de procédure pénale : article 8
Prescription pénale
