Avertissement : impossible de se connecter à service-public.fr
Les données affichées sont susceptibles de ne pas être à jour. : HTTP/1.0 410 - F22257.xml
Guide des droits et des démarches administratives
Contrôle fiscal sur place (vérification de comptabilité)Fiche pratique
La vérification de comptabilité est un dispositif de contrôle fiscal qui permet à l'administration fiscale d'examiner la comptabilité d'une entreprise ayant une activité professionnelle commerciale, industrielle, libérale, artisanale ou agricole par exemple.
Sont concernées toutes les entreprises, peu importe leur format de comptabilité tenu (papier ou dématérialisé) :
-
soumises à une obligation de présentation de documents comptables ;
-
relevant de l'impôt sur les sociétés (IS) ;
-
ou relevant de l'impôt sur le revenu dans la catégorie desBIC, des bénéfices non commerciaux (BNC), des Bénéfices agricoles (BA) ou des taxes sur le chiffre d'affaires (TVA)
L'entreprise doit être informée en amont par l'envoi d'un avis de vérification (en recommandé avec avis de réception ou remis en main propre), précisant expressément que l'entrepreneur peut se faire assister par un conseil de son choix.
L'avis de vérification doit être accompagné de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Une fois cet avis reçu, l'entreprise dispose de 15 jours pour transmettre les données de comptabilité à l'administration.
Sauf demande expresse du contribuable, la procédure se déroule dans les locaux de l'entreprise.
Pour la première intervention, le vérificateur remet à l'entreprise la charte du contribuable vérifié et fixe le cadre et les modalités des opérations de contrôle.
Cette première intervention permet notamment :
-
d'échanger par écrit ou par oral sur les caractéristiques de l'entreprise et sa situation économique ;
-
et de rechercher en commun des modalités d'intervention appropriées.
Au cours du contrôle, le vérificateur associe l'entreprise de manière transparente à l'ensemble des opérations.
En contrepartie, celle-ci doit mettre à sa disposition tous les documents nécessaires au contrôle (livres comptables, factures, relevés de comptes bancaires, contrats, par exemple).
Le contrôle porte principalement sur l’analyse :
-
des principaux impôts commerciaux ;
-
des résultats de l’entreprise impôt sur les sociétés ou sur le revenu dans les catégories BIC-BNC-BA) ;
-
du chiffre d’affaires (TVA et taxes sur le chiffre d’affaires) ;
-
des actifs (CET et taxes foncières).
Depuis le 1er janvier 2014, en cas de contrôle sur place, les entreprises qui tiennent leur comptabilité avec un système informatisé doivent remettre à l'administration les fichiers des écritures comptables (FEC) conformes aux normes de l'administration fiscale. Voir fiche sur le contrôle fiscal à distance.
À noter
Dans le cadre d'un contrôle inopiné, le vérificateur peut réaliser 2 copies des fichiers informatiques afférents à la comptabilité (résultats comptables et fiscaux, élaboration des déclarations obligatoires par exemple).Dans les petites entreprises, le vérificateur ne peut pas effectuer un contrôle sur place supérieur à 3 mois.
Néanmoins, en cas de graves irrégularités et pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 789 000 € pour les activités d'achat/vente ou 238 000 € pour les prestations de services, le contrôle peut exceptionnellement durer 6 mois.
L'entreprise dispose des garanties suivantes :
-
être prévenue en amont par l'envoi d'un avis de vérification de comptabilité (sauf en cas de contrôle inopiné) l'informant de la possibilité de se faire assister par un conseil de son choix ;
-
être destinataire de la charte du contribuable (qui précise ses droits) ;
-
être informée de la durée maximale de la vérification de comptabilité sur place ainsi que de ses résultats et de ses conséquences financières ;
-
il est interdit de procéder à un nouveau contrôle sur les exercices ou revenus déjà vérifiés (sauf fraude ou apparition d'un fait nouveau postérieur à la vérification par exemple).
À savoir
En cas de contrôle inopiné, le vérificateur peut demander la présentation des documents comptables, mais ne peut pas analyser leur contenu.En cas d'insuffisance de déclaration, l'entreprise encourt une majoration appliquée à hauteur de :
-
40 % en cas de manquement intentionnel ;
-
80 % en cas de fraude ou d'abus de droit.
En cas de défaut ou retard de déclaration, l'entreprise encourt une majoration appliquée à hauteur de :
-
10 % en cas de déclaration jusqu'à 30 jours après une mise en demeure de l'administration fiscale ;
-
40 % au-delà de ce délai.
Voir aussi
Question ? Réponse !
Où s'adresser ?
Pour en savoir plus
- La charte des droits et obligations du contribuable vérifiéMinistère chargé de l'économie
- Outil de test des fichiers des écritures comptables (FEC)Ministère chargé de l'économie
Références
-
Code général des impôts : article 1729 D
Sanctions en cas de non respect du contrôle fiscal à distance -
Code général des impôts : article 1728
Majorations en cas de retard de déclaration -
Code général des impôts : article 1729
Majorations en cas d'insuffisance de déclaration -
Livre des procédures fiscales : article A47 A-1
Exercice du contrôle -
Livre des procédures fiscales : article L52
Durée de la vérification de comptabilité - Livre des procédures fiscales : articles 13 à 13B
- Procédures de rectification et d'imposition d'office - Contrôle des comptabilités informatisées
- Organisation du contrôle fiscal - Différents types d'examens et vérifications
