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Guide des droits et des démarches administratives
Loyer surévalué à Paris : action en diminution de loyerFiche pratique
À Paris, le locataire d'un logement peut obtenir une diminution de loyer, lorsque le loyer (loyer hors complément de loyer) fixé dans le contrat de bail est supérieur au loyer de référence majoré. La procédure à respecter diffère selon que le locataire fait sa demande en cours de bail (après son entrée dans les lieux) ou au renouvellement du bail.
En cours de bail
Le locataire d'un logement vide ou meublé peut obtenir une diminution de loyer en cours de bail, sous certaines conditions.
Sont toutefois exclus : les logements loi de 1948, les logements conventionnés par l'Anah (hors conventions à loyer intermédiaire), les logements HLM et les locations de tourisme.
Le locataire est en droit d'obtenir une diminution de loyer si le loyer (loyer hors complément de loyer) fixé dans le contrat de bail est supérieur au loyer de référence majoré en vigueur à la date de la signature du bail.
À noter
seuls sont concernés les contrats de bail signés depuis le 1er août 2015.Le loyer de référence majoré est fixé périodiquement :
Il est possible d'estimer le loyer de référence majoré d'un logement situé à Paris, en fonction de ses caractéristiques (adresse, nombre de pièces, ...) à l'aide d'un simulateur :
Attention
l'estimation donnée par ce simulateur n'a qu'une valeur indicative.Le locataire peut estimer la surévaluation de son loyer en le comparant aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements similaires au sien.
Ces logements doivent être situés :
-
soit dans le même groupe d'immeubles,
-
soit dans un autre groupe d'immeubles comportant des caractéristiques similaires et situés dans la même zone géographique.
Le locataire doit identifier :
-
au moins 6 références dans les communes faisant partie d'une agglomération de plus d'un million d'habitants,
-
au moins 3 références dans les autres zones géographiques.
Au moins deux tiers de ces références au moins doivent correspondre à des locations pour lesquelles il n'y a pas eu de changement de locataires depuis au moins 3 ans.
Pour chaque référence doivent être mentionnés :
-
le nom de la rue et la dizaine de numéros où se situe l'immeuble,
-
la qualité et l'époque de construction de l'immeuble,
-
l'étage du logement et la présence éventuelle d'un ascenseur,
-
la surface habitable du logement et le nombre de ses pièces habitables,
-
l'existence d'annexes éventuelles,
-
son état d'équipement, notamment présence d'eau courante, de W-C intérieur, de salle d'eau, de chauffage,
-
la période de construction de l'immeuble,
-
l'indication selon laquelle le locataire est dans les lieux depuis au moins 3 ans,
-
le montant du loyer mensuel hors charges effectivement exigé.
Certaines références (période de construction d'un immeuble, typologie des logements...) peuvent notamment être obtenues auprès du réseau des observatoires locaux des loyers ou de l'observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (départements 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95) .
Le locataire peut engager une procédure de demande de diminution de son loyer :
-
soit auprès du bailleur, puis en cas d'échec auprès de la commission départementale de conciliation (CDC), et en cas de nouvel échec auprès du juge du tribunal d'instance,
-
soit auprès du bailleur, puis en cas d'échec auprès du juge tribunal d'instance.
À noter
le locataire a un délai de 3 ans à partir de la date de signature du bail pour saisir la CDC ou le juge du tribunal d'instance.La demande adressée au bailleur doit être écrite et formulée :
-
par lettre recommandée avec avis de réception,
-
ou par acte d'huissier,
-
ou par lettre remise en mains propres contre émargement.
La proposition de nouveau loyer doit mentionner :
-
l'article 17 II A de la loi du 6 juillet 1989 sur lequel se fonde l'action de diminution de loyer,
-
le montant du loyer proposé et le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
À savoir
la loi ne l'impose pas, mais il est préférable de fournir également les références ayant servi à déterminer le loyer proposé.Pour accepter la proposition du locataire, le bailleur doit lui faire parvenir son accord écrit.
À noter
le nouveau loyer doit s'appliquer de manière rétroactive, à compter de la prise d'effet du bail. Le propriétaire doit reversé le trop-perçu au locataire.Le bailleur peut refuser la diminution proposée. Pour cela, il doit envoyer un courrier à son locataire.
À noter
l'absence de réponse de la part du bailleur vaut refus.En cas de refus ou d'absence de réponse du bailleur, le locataire a la possibilité :
-
de saisir la commission départementale de conciliation, puis si nécessaire le juge du tribunal d'instance.
-
ou de saisir directement le juge du tribunal d'instance.
Le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dont dépend le logement.
En cas d'accord, le loyer résultant de la conciliation s'applique, de manière rétroactive, à compter de la prise d'effet du bail. Le propriétaire doit reversé le trop-perçu au locataire.
En cas de désaccord, le locataire peut saisir le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement.
Si le bailleur refuse la diminution ou ne répond pas, le locataire peut saisir le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement.
Tribunal d'instance (TI)
À savoir
le recours à un avocat n'est pas obligatoire.Le loyer résultant de la décision du tribunal s'applique, de manière rétroactive, à compter de la prise d'effet du bail. Le propriétaire doit reversé le trop-perçu au locataire.
Au renouvellement du bail
Dans certains cas, le locataire d'un logement vide ou meublé peut obtenir une diminution de loyer, au moment du renouvellement du bail. Il doit respecter une procédure impliquant obligatoirement une demande écrite auprès du bailleur puis, en cas d'échec, la saisine de la commission départementale de conciliation (CDC) et, en dernier recours, du juge.
Sont toutefois exclus de cette procédure : les logements loi de 1948, les logements conventionnés par l'Anah (hors conventions à loyer intermédiaire), les logements HLM, et les locations de tourisme.
Le locataire est en droit d'obtenir, à l'occasion du renouvellement de son bail, une diminution de loyer si le loyer inscrit dans le contrat de bail (loyer hors complément de loyer) est supérieur au loyer de référence majoré.
Le loyer de référence majoré à prendre en considération est le loyer de référence majoré en vigueur à la date où le locataire adresse sa proposition de diminution au bailleur :
-
loyer de référence majoré en vigueur à partir du 1er août 2017 ,
-
loyer de référence majoré en vigueur du 1er août 2016 au 31 juillet 2017 .
Il est possible d'estimer le loyer de référence majoré d'un logement situé à Paris, en fonction de ses caractéristiques (adresse, nombre de pièces, ...) à l'aide d'un simulateur :
Attention
l'estimation donnée par ce simulateur n'a qu'une valeur indicative.Le locataire peut estimer la surévaluation de son loyer en le comparant aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements similaires au sien.
Ces logements doivent être situés :
-
soit dans le même groupe d'immeubles,
-
soit dans un autre groupe d'immeubles comportant des caractéristiques similaires et situés dans la même zone géographique.
Le locataire doit identifier :
-
au moins 6 références dans les communes faisant partie d'une agglomération de plus d'un million d'habitants,
-
au moins 3 références dans les autres zones géographiques.
Au moins deux tiers de ces références au moins doivent correspondre à des locations pour lesquelles il n'y a pas eu de changement de locataires depuis au moins 3 ans.
Pour chaque référence doivent être mentionnés :
-
le nom de la rue et la dizaine de numéros où se situe l'immeuble,
-
la qualité et l'époque de construction de l'immeuble,
-
l'étage du logement et la présence éventuelle d'un ascenseur,
-
la surface habitable du logement et le nombre de ses pièces habitables,
-
l'existence d'annexes éventuelles,
-
son état d'équipement, notamment présence d'eau courante, de W-C intérieur, de salle d'eau, de chauffage,
-
la période de construction de l'immeuble,
-
l'indication selon laquelle le locataire est dans les lieux depuis au moins 3 ans,
-
le montant du loyer mensuel hors charges effectivement exigé.
Certaines références (période de construction d'un immeuble, typologie des logements...) peuvent notamment être obtenues auprès du réseau des observatoires locaux des loyers ou de l'observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (départements 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95) .
La demande de diminution de loyer doit être adressée au bailleur au moins 5 mois avant la date de renouvellement du bail.
La demande doit être écrite et formulée :
-
par lettre recommandée avec avis de réception,
-
ou par acte d'huissier,
-
ou par lettre remise en mains propres contre émargement.
Le délai court :
-
à partir du jour de réception de la lettre par le bailleur,
-
de la signification par l'huissier au bailleur,
-
ou de la remise en main propre contre récépissé ou émargement.
La proposition de nouveau loyer doit contenir :
-
la reproduction intégrale de l'article 17-2-I de la loi de 1989,
-
le montant du loyer proposé et le montant du loyer de référence majoré en vigueur au moment de la demande.
À savoir
la loi ne l'impose pas, mais il est préférable de fournir également les références ayant servi de base à votre proposition.Pour accepter la proposition de diminution du locataire, le bailleur doit lui faire parvenir son accord écrit au plus tard 4 mois avant la fin du bail.
Dans ce cas, la diminution du loyer est acquise par accord entre les parties.
Au renouvellement du bail, c'est-à-dire à l'expiration du bail initial, le nouveau loyer est immédiatement applicable.
Le bailleur peut refuser la diminution proposée. Pour cela, il doit envoyer un courrier à son locataire, au plus tard 4 mois avant la fin du bail.
À noter
l'absence de réponse de la part du bailleur vaut refus.En cas de refus ou d'absence de réponse du bailleur, la diminution proposée par le locataire ne peut pas être appliquée au renouvellement du bail.
Si le bailleur refuse ou ne répond pas au plus tard 4 mois avant le terme du contrat, le locataire (ou le bailleur) peut saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dont dépend le logement.
La commission dispose de 2 mois pour rendre son avis.
Dans l'attente de la décision de la CDC ou si le désaccord persiste en dépit de son intervention, le locataire (ou le bailleur) peut saisir le juge du tribunal d'instance dont dépend le logement, à la condition de le faire avant le terme du bail.
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Services en ligne et formulaires
Où s'adresser ?
Pour en savoir plus
- Observatoire des loyers - agglomération parisienneMinistère chargé du logement
- Observatoires des loyers - réseau des observatoires locauxMinistère chargé du logement
- Paris : loyers de référence en vigueur à partir du 1er août 2017Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) Ile-de-France
- Paris : loyers de référence en vigueur d'août 2016 à juillet 2017Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) Ile-de-France
- Paris : loyers de référence en vigueur d'août 2015 à juillet 2016Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) Ile-de-France
Références
-
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs : article 17
Article 17 II A : démarche en cours de bail -
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs : article 17-2
Article 17-2 I : démarche au renouvellement du bail -
Décret n°90-780 du 31 août 1990 relatif à la réévaluation de loyer (à la hausse ou à la baisse)
Références à fournir - Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence à partir d'août 2017
- Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence d'août 2016 à juillet 2017
- Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence d'août 2015 à juillet 2016
