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Guide des droits et des démarches administratives
Information judiciaireFiche pratique
Projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme - 27.10.2017
L'Assemblée nationale a adopté le 3 octobre 2017 le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme . Ce texte est en cours de discussion au Sénat et n'est pas encore entré en vigueur. Il prévoit des mesures susceptibles de modifier le Code de procédure pénale, notamment en matière de présomption d'innocence et de déroulement des enquêtes pénales. En attendant son entrée en vigueur, le contenu des fiches est toujours valable.
Une information judiciaire est une enquête menée par un juge d'instruction. Il peut mener une perquisition ou ordonner des écoutes téléphoniques.
L'information judiciaire est ouverte par un réquisitoire du procureur de la République :
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suite à une plainte simple de la part de la victime (l'information reste ouverte même si la plainte est retirée),
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ou au constat d'une infraction par un officier de police judiciaire (par exemple, pour un trafic de drogues).
L'ouverture d'une information judiciaire est obligatoire uniquement en cas de crime (meurtre, viol...). Dans les autres cas, le procureur de la République est libre de saisir ou non le juge d'instruction.
Une victime peut demander directement auprès d'un juge d'instruction l'ouverture d'une information judiciaire, grâce à une plainte avec constitution de partie civile.
Cette procédure est possible uniquement si :
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une plainte simple pour les mêmes faits a été classée sans suite,
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ou une plainte simple a déjà été déposée depuis 3 mois sans qu'aucune suite n'ait été donnée,
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ou en cas de crime, de délit de presse (injure, diffamation...) ou d'infraction au code électoral (achat de voix...).
Le juge d'instruction procède à tous les actes qu'il estime utiles à la manifestation de la vérité.
Il peut faire ces actes lui-même comme :
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perquisitionner, saisir des preuves,
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interroger, confronter, auditionner des témoins et les parties civiles.
Il peut aussi demander à la police ou à la gendarmerie de procéder à certains actes à sa place. Il les saisit grâce à une commission rogatoire.
Il peut aussi demander des écoutes téléphoniques ou ordonner des expertises, des prélèvements ADN, etc.
Le juge d'instruction dispose de moyens de contrainte sur les personnes impliquées, tels que :
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prononcer des mises en examen,
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délivrer un mandat de recherche, de comparution, d'amener ou d'arrêt,
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ordonner un contrôle judiciaire, une assignation à résidence sous surveillance électronique,
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demander au juge des libertés et de la détention de prononcer une détention provisoire.
À savoir
il est possible de demander l'annulation de sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la .L'instruction ne prend fin que lorsque l'enquête est terminée, sous réserve que sa durée reste raisonnable. Le juge rend alors une ordonnance de non-lieu ou de renvoi.
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le juge estime que les faits ne constituent pas une infraction,
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il n'y a pas d'auteur probable identifié de l'infraction,
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il n'existe pas de charges suffisantes contre la personne mise en examen.
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ordonne le renvoi de la personne mise en examen devant le tribunal de police (pour une contravention),
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ou la renvoie devant le tribunal correctionnel (pour un délit),
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ou la met en accusation devant la cour d'assises (pour un crime).
Question ? Réponse !
Références
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Code de procédure pénale : articles 79 à 84
Pouvoirs du juge d'instruction -
Code de procédure pénale : article 177
Non-lieu -
Code de procédure pénale : articles 188 à 189
Réouverture de l'enquête en cas de nouvelles preuves
